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Bela Bartok - Johann-Sébastien Bach PDF Imprimer Envoyer

CD-Bartok-Bach-A  Bartok - Bach - Tedi Papavrami

 Bela Bartok, Sonate pour violon
Jean-Sébastien Bach, Fantaisie et fugue pour orgue BWV 542,
Suite pour clavecin BWV 822

Le violoniste Tedi Papavrami nous propose deux de ses propres transcriptions d'oeuvres de Jean-Sébastien Bach (Fantaisie et fugue pour orgue BWV 542 et la Suite pour clavecin BWV 822) encadrant la célèbre sonate pour violon de Bela Bartok : un programme "contrapuntique" la sonate dans les premiers mouvements faisant référence à Bach et à son art du contrepoint. Ces versions sans être dénuées d'émotion s'avèrent très cérébrales. La technique irréprochable du virtuose lui permet de surmonter toutes les difficultés imposées par la transcription, surtout celle de la fantaisie, n'oublions pas que l'organiste joue avec ses quatre membres! Un réel défi que relève brillamment l'interprète. La sonate de Bartok renait dans un style épuré, avec une sonorité sobre sans aucun faste, ce qui lui sied bien. La suite pour clavecin conclue l'enregistrement sur une note plus optimiste. Soulignons outre le talent du violoniste, le travail du musicien pour nous livrer d'aussi bonnes adaptations pour son instrument. - Anne Grafteaux-Géli

 
Fugue pour un violon seul - ResMusica PDF Imprimer Envoyer

Logo-ResMusicaTedi Papavrami, Fugue pour un violon seul

Le 9 avril 2013 par Jean-Christophe Le Toquin

Depuis la chute de la dictature d’Enver Hoxha en Albanie, une des pires qu’a connue l’Europe au XXème siècle, le pays a préféré oublier son passé et ses décennies d’isolement total de 1956 à 1993. Tedi Papavrami lui, se souvient, et il raconte dans son récit « Fugue pour un violon seul » comment il s’est construit musicalement, ce qu’il a subi et ce qu’il doit à ce régime, sa découverte de la France et de l’Occident, sa formation avec Pierre Amoyal, puis les représailles menées contre sa famille quand il est devenu réfugié politique en France avec ses parents en 1985. A l’occasion de la parution de son livre, ResMusica s’est entretenu avec un homme aux talents multiples – il est le traducteur de référence de son compatriote Ismail Kadaré – sans concession pour lui-même. D’une haute exigence artistique, le violoniste s’inquiète des lacunes du système pédagogique actuel. S’il s’impose l’ascèse du travail solitaire devant sa partition de Bach, il sait goûter les avantages de Facebook et publie son livre sur papier mais aussi dans une version musicale pour iPad.

Photo-Tedi-ResMus« Les conservatoires préparent des amateurs éclairés et des théoriciens »

ResMusica: Votre livre couvre essentiellement la période de votre enfance et de votre adolescence en Albanie puis quand vous découvrez l’Occident. Pourquoi l’avoir écrit maintenant ? C’était le temps nécessaire – une vingtaine d’années – pour évoquer la dictature d’Enver Hoxha ?
Tedi Papavrami : Je traduis les livres d’Ismail Kadaré et je souhaitais écrire, mais ce projet m’est venu de manière extérieure. J’ai été contacté par Robert Laffont, et en réfléchissant j’ai pensé que j’avais le recul nécessaire par rapport au temps qui s’était écoulé, et qu’en m’engageant j’irais jusqu’au bout. Que je ne laisserais pas tomber au premier découragement.

RM : Ce livre un témoignage sur une des pires dictatures européennes de l’après-guerre, sur l’apprentissage musical d’un enfant, il contient aussi des réflexions sur la musique,et il est publié par un éditeur grand public. A qui s’adresse-t-il ?
TP :
J’ai été très libre, et j’ai écrit ce que j’ai cru bon. Le PDG de Robert Laffont, Leonello Brandolini, est un mélomane, pianiste amateur, et il avait un intérêt pour un récit de vie, avec la politique, l’ancien régime. Il aurait voulu que j’accentue l’aspect didactique de la musique et que je réduise les souvenirs sur l’Albanie, mais je ne veux pas m’adresser qu’aux violonistes.

RM : Profitant d’une autorisation exceptionnelle du régime, votre père arrive à vous rejoindre vous et votre mère en France et vous décidez de ne plus rentrer, ce qui déclenche des représailles sur votre famille restée au pays. Vous reproduisez un courrier d’un oncle qui vous décrit en 2012 et pour la première ce qu’il a subi. Votre famille n’avait jamais raconté ce qu’elle avait subi, les déportations, les travaux forcés dans une mine… C’est le livre qui a été le déclencheur de cette parole et de cette mémoire ?
TP : Oui, ça m’a paru intéressant d’avoir ce témoignage et de reproduire cette lettre, pour changer de narrateur. Ça a été une découverte douloureuse, même si j’imaginais ce qu’ils avaient subi. Il n’y avait pas de souhait de leur part d’en parler. Même ma mère a reçu le document et a appris par lui ce qui s’était passé. Elle n’avait pas évoqué ces événements avec son frère.

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ConcertoNet-Fugue pour violon seul PDF Imprimer Envoyer

Couverture-Livre-TediTedi Papavrami : Fugue pour violon seul - (04/15/2013)

Parallèlement à la réédition de ses enregistrements chez Zig-Zag Territoires (lire ici), le violoniste TediPapavrami (né en 1971) dresse le récit de son parcours. Intitulé Fugue pour violon seul et illustré d’une trentaine de photographies (des souvenirs de famille ou de concert au tournage d’une scène avec Catherine Deneuve pour Les Liaisons dangereuses en 2003, en passant par ce cliché de 1983 auprès d’Enver Hoxha – «l’homme qui avait instauré le système cruel qui m’empêchait de quitter librement l’Albanie et qui fut à l’origine des lourdes sanctions que subira ma famille»), le livre de cet artiste complet narre la vie d’un enfant prodige passé de l’Albanie natale à l’adolescence en exil, baigné de culture mais aussi de souffrances personnelles. Itinéraire d’un jeune homme marqué – au-delà du cénacle du CNSMP – par certaines rencontres (Alain Marion, Pierre Amoyal, Viktoria Mullova...) et diverses influences musicales (Jascha Heifetz, Nathan Milstein, ZinoFrancescatti...). Mais ce qui frappe le plus à la lecture de cette autobiographie, c’est l’objectivité – voire la froideur – du regard et du sentiment, qui semble témoigner d’une solitude assumée, cette solitude propre aux solistes itinérants («Peut-être est-ce dû à la proximité physique que nous avons, cet instrument et moi: collé à ma carotide où bat la vie, sous la mâchoire, à quelques centimètres de mon oreille, il ne souffre pas qu’un tiers s’immisce entre nous deux»).

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Tedi Papavrami plays Bartók & Bach PDF Imprimer Envoyer
image004Bach, J S: Fantasia & Fugue in G minor, BWV542 'Great'
trans. Tedi Papavrami
Suite in G minor, BWV822
trans. Tedi Papavrami
Bartók: Sonata for Solo Violin, BB 124, Sz. 117
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